






sur ce site web
Le site des
propriétaires et
locataires mécontents
Collectif de défense de locataires et de propriétaires de Résidences DE ROBIEN (maintenant la loi SCELLIER)
PINEUILH 33 en ZONE B2 (depuis le 28 avril 09)
Dans son édition du samedi 18 avril 2009, le quotidien Ouest se penche une nouvelle fois sur notre commune pour la citer en exemple d'une politique d'aménagement urbain et d'habitat ratée (à lire ici ou à la suite de ce billet).La situation de notre commune a paru si "exemplaire" à la rédaction de Sud Ouest que l'article figure dans les pages France du quotidien, diffusées dans les 5 départements d'Aquitaine...
Une bien triste promotion qui permettra peut-être (et enfin) d'ouvrir les yeux de la municipalité actuelle. Une municipalité qui n'a jamais cessé, sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres, de rejeter toute forme de responsabilité.
Commeje le souligne interrogé par Sud Ouest, la responsabilité de la municipalité est pourtant évidente puisque le Maire de Pineuilh fut à la l'initiative de l'actuel Plan d'occupation des Sols (POS), lequel précise les règles d'urbanisme propres à notre commune, et qu'à l'exception de quelques cas particuliers (bâtiments des services de l'Etat par exemple), tout permis de construire est instruit par le service municipal de l'urbanisme et signé de la main du Maire de Pineuilh...
"Qu'importe, avait répondu Jean-Pierre Chalard dans un reportage diffusé sur France 2 voici quelques mois, je n'ai aucun pouvoir pour empêcher un promoteur de s'installer sur la commune". Rien n'est évidemment plus faux.
Revenons au fond du dossier et aux conséquences désormais visibles des choix opérés ces dernières années par la municipalité en matière d'urbanisation et d'habitat, dont le seul impact positif est l'augmentation des bases fiscales de la commune (+ 3,5 %) pour l'année 2009. Mais à quel prix ?
La crise du logement ? Ne connaît pas. Ici, à Pineuilh, gros bourg du Nord-Gironde aux portes de Sainte-Foy-la-Grande, c'est plutôt le trop-plein que le trop peu. Le candidat locataire y est accueilli comme un roi. Ristourne sur le loyer, premier mois gratuit, caution zéro, les agents immobiliers ne sont pas avares sur les « golden hello » ! L'écran plasma ? Faut voir...
Des locataires en crise, en revanche, il y en a. Des propriétaires, aussi. Ils se concentrent dans les quatre résidences plantées à chaque coin de la ville, entre champs et pavillons. Ces dernières années, plus de 300 logements ont été construits par des opérateurs spécialisés dans la défiscalisation immobilière. La commune, riche de ses seuls habitants, en espérait un nouveau dynamisme, l'afflux d'une population jeune, active, attirée par la proximité (toute relative) de Bergerac, Libourne, voire Bordeaux. Las, les résidences peinent à se remplir et les locataires qu'elles abritent ne sont que de passage.
Logements inoccupés
Pineuilh illustre jusqu'à la caricature les excès de l'investissement locatif à la mode Robien. C'est ce qui lui a valu sa célébrité. Émissions de télé, reportages à la radio, articles dans les journaux lui ont taillé une notoriété dont elle se serait bien passée.
Chaque fois qu'un journaliste se pointe, c'est Christophe Delgado qui l'accueille. Il lui fait faire le tour du propriétaire. Ici, le Parc de Montaigne, livré en 2007, ses malfaçons, son habitat dégradé : « La résidence est bâtie sur un ancien marécage et l'humidité remonte. » Là, le Clos de Mourennes, la plus ancienne : « Le turnover y est important. Comme les loyers baissent, pour un même logement, les derniers arrivés paient moins cher que les plus anciens. » Ailleurs, les Terrasses de Persée, coquet mais isolé : « Le taux d'occupation est de 50 %. Et moins il y a de monde et plus les charges locatives sont lourdes. La dernière-née, enfin, la Résidence des Camélias, livrée à l'été 2008 : « Une centaine d'appartements avec piscine et salle de musculation. Une quarantaine sont occupés. Et la salle de musculation est fermée pour travaux. » Un jeune locataire croisé sur le parking se plaît bien ici, « au calme ». Son agence lui a consenti une remise sur le loyer de son T2 à 420 euros par mois.
Association de défense
Christophe Delgado est président du Collectif des locataires de Pineuilh. Il a créé l'association juste après son emménagement au Clos de Mourennes, sur un coup de colère. Il revendique aujourd'hui 250 adhérents. Humidité, infiltrations, sécurité électrique, finitions bâclées, charges locatives, les doléances ne manquent pas.
Les locataires ne sont pas les seuls à se plaindre. Des propriétaires aussi qui éprouvent la douloureuse impression de s'être fait avoir quelque part. L'un raconte être resté un an et demi sans locataire, avec les soucis financiers que cela lui a causé. Un autre témoigne de son impossibilité à revendre son bien, même avec une moins-value de 25 %.
Des témoignages qui confortent Christophe Delgado : dans une commune comme Pineuilh, l'investissement locatif ne répond pas aux besoins du marché. Il n'a d'autre fonction que spéculative, pour le seul profit des constructeurs, des vendeurs et des gestionnaires. Qui sont souvent les mêmes. Il en veut aux élus locaux de leur avoir laissé le champ libre. « Un maire ne peut pas tout mais il peut beaucoup. C'est quand même lui qui signe les permis de construire. Ici, il suffit de présenter un projet pour qu'il soit accepté. » À Pineuilh, avec la guéguerre des loyers, le dispositif Robien a changé de nature. Ce n'est plus du logement intermédiaire mais, de facto, du logement social.
Tél : 0627789519 ou 05.57.41.07.99
AKERYS Relation Locataires : 0820 230 240
